Accueil Date de création : 12/04/08 Dernière mise à jour : 12/11/08 23:59 / 50 articles publiés

She is 22  posté le jeudi 05 juin 2008 01:01

Musique >>> Hallelujah - Imogen Heap

 

Gwen

L’hôpital n’existe plus. Cette femme n’existe plus. Je n’entends plus la voix affolée de Liam au téléphone. Je n’entends qu’un immense brouhaha. Et ce bruit incessant qui siffle dans mes oreilles. Et je ne vois plus que cette ligne verte avec un immense zéro qui signifie beaucoup trop à mes yeux. J’échappe mon téléphone et il se brise par terre. On me pousse à l’extérieur de la chambre et je ne me débats pas. Je suis déjà inconsciente.

 

Jamie

  - Tu crois? Demandais-je timidement à Elliam.

  - J’en suis sûr. Répondit-il d’une voix qui se voulait rassurante.

Je me retourne vers lui d’un coup sec.

  - Dans ce cas, dans deux semaines, dans cette chambre. Déclarais-je.

Il me sourit, visiblement satisfait de lui.

  - Tu te charges de Gwen? Demandais-je.

Il acquiesça. Je soupire.

  - Il viendra, c’est inévitable. Dis-je calmement.

  - Il va mourir. Dit-il d’un ton froid. Il s’est fait tiré dans le ventre.

Je pousse un autre soupir.

  - C’est quand même triste. J’aurais pu être son père, si Lyli l’aurait voulu et si ce James aurait vraiment été mort à cette époque. Dis-je avec une pointe de nostalgie.

  - Ça a toujours été James sont père. Dit-il d’une voix encore une fois très froide. Bon. Liam m’a déjà confirmé sa présence. Si je n’arrive pas à entraîner Gwen, il s’en chargera. Déclara-t-il.

  - Bien. On se donne des nouvelles et on se revoit dans deux semaines.

Il confirma avant de sortir de la chambre de motel. Je me retournais vers la fenêtre et commençais à sourire en pensant aux funérailles de Gwen Milano.

 

Gwen

Je me réveille en sursaut. Un seul bruit rassurant parvient à mes oreilles. Ces petits bip continuels qui signifient une seule chose. Il est en vie. Je me met à sourire doucement mais ce sentiment de joie et vite remplacé par de l’amertume. Je lui ai tiré dessus. Et il ne va pas bien. J’appelle Liam en soupirant.

  - Allo?

Sa voix est légèrement enrouée, sûrement un manque de sommeil en plus d’une énorme tristesse.

  - Il en vie. Déclarais-je d’une voix neutre avant de raccrocher.

Une autre façon de dire qu’il ne peut plus compter sur moi pour le tuer. Je sais que Liam sait très bien lire entre les lignes. Le cœur de Cameron est lent. Il est très pâle et plusieurs tubes passe dans son bras, sous son nez et même un qui traverse sa gorge pour l’aider à respirer. Il ne va pas bien.

  - Mademoiselle Milano? Interpelle une voix.

Je me retourne vers la porte. Un homme avec un ensemble bleu se tient dans le cadre de celle-ci.

  - Oui? Répondis-je d’une voix calme.

  - Je voulais vous donner de ces nouvelles. En fait, il a beaucoup de difficulté à respirer, c’est pourquoi on l’a intubé.

  - Je vois. Répondis-je calmement.

  - La balle qu’il a reçue n’est pas ressortie tout de suite mais on l’a enlevé dans l’opération. Il va s’en sortir ne vous inquiétez pas. Il va recommencer à respirer par lui-même c’est seulement le choc.

  - Merci. Je dois y aller maintenant. Dis-je froidement avant de me lever et de sortir.

 

 

J’ai trouvé au fond de mon armoire un exemplaire de « Les hauts de Hurle-vent ». J’ai remarqué qu’il y a plusieurs pages que j’ai gardés avec un signet. J’ouvre les pages une à une et je lis les passages que j’ai surlignés.

 

Parole de Catherine :

 

Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d’exister ; mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l’univers me deviendrait complètement étranger, je n’aurais plus l’air d’en faire partie. Mon amour pour Linton est comme le feuillage dans les bois : le temps le transformera, je le sais bien, comme l’hiver transforme les arbres. Mon amour pour Heathcliff ressemble aux rochers immuables qui sont en dessous : source de peu de joie apparente, mais nécessaire. Je suis Heathcliff! Il est toujours, toujours dans mon esprit ; non comme un plaisir, pas plus que je ne suis toujours un plaisir pour moi-même, mais comme mon propre être. Ainsi, ne parlez plus de notre séparation ; elle est impossible.

 

Paroles de Heathcliff :

 

Je voudrais que vous fussiez assez sincère pour me dire si Catherine souffrirait beaucoup de le perdre : c’est cette crainte qui me retient. Et ici vous voyez la différence de nos sentiments : s’il eût été à ma place et moi à la sienne, bien que je le haïsse d’une haine qui m’a empoisonné la vie, je n’aurais jamais levé la main sur lui. Ayez l’air incrédule tant qu’il vous plaira! Je ne l’aurais jamais banni de la société de Catherine tant qu’elle aurait désiré la sienne. Dès le moment qu’elle aurait cessé de lui porter intérêt, je lui aurais arraché le cœur et j’aurais bu son sang! Mais jusque-là – si vous ne me croyez pas, vous me connaissez pas – jusque-là je serais mort à petit feu avant de toucher à un seul cheveu de sa tête.

 

Heathcliff avait mit un genou en terre pour l’embrasser. Il voulut se lever, mais elle le saisit par les cheveux et le maintint.

  - Je voudrais pouvoir vous retenir, continua-t-elle avec amertume, jusqu’à ce que nous soyons morts tous les deux! Que m’importerait ce que vous souffririez! Vos souffrances me sont indifférentes. Pourquoi ne souffririez-vous pas? Je souffre bien, moi! M’oublierez-vous? Serez-vous heureux quand je serai sous terre? Direz-vous, dans vingt ans d’ici : « Voilà la tombe de Catherine Earnshaw. Je l’ai aimé, il y a longtemps, et j’ai été bien misérable quand je l’ai perdue ; mais c’est fini. J’en ai aimé bien d’autres depuis ; mes enfants me sont plus chers qu’elle m’était chère et, quand je mourrai, je ne me réjouirai pas d’aller la retrouver, je m’affligerai de les quitter. » Est-ce là ce que vous direz, Heathcliff?

 

Paroles d’Heathcliff :

 

Vous m’apprenez maintenant combien vous avez été cruelle…cruelle et fausse. Pourquoi m’avez-vous méprisé? Pourquoi avez-vous trahi votre cœur, Catherine? Je ne puis vous adresser un mot de consolation. Vous avez mérité votre sort. Vous vous êtes tué vous-même. Oui, vous pouvez m’embrasser, pleurer, m’arracher des baisers et des pleurs : ils vous dessécheront, ils vous damneront. Vous m’aimiez…quel droit aviez-vous alors de me sacrifier – quel droit, répondez-moi – au pauvre caprice que vous avez ressenti pour Linton? Alors que ni la misère, ni la dégradation, ni la mort, ni rien de ce que Dieu ou Satan pourrait nous infliger ne nous eût séparés, vous, de votre plein gré, vous l’avez fait. Je ne vous ai pas brisé le cœur, c’est vous-même qui l’avez brisé ; et en le brisant vous avez brisé le mien. Et c’est tant pis pour moi si je suis fort. Ai-je besoin de vivre? Quelle existence sera la mienne quand…Oh! Dieu. Auriez-vous envie de vivre avec votre âme dans la tombe?

 

J’ai fermé le livre d’un coup sec. Pourquoi les paroles des livres sont toujours aussi vraies? Linton était William, Heathcliff était Cameron et moi j’étais Catherine. J’espérais seulement que ce triangle amoureux allait avoir une fin plus heureuse que ce maudit livre. Je me suis levée et j’ai embrassé furtivement William avant de partir à mon rendez-vous avec Liam. 

 

Voyons, voyons! Lâchez ses tomates immédiatement!! Oui, oui, William sort avec Gwen.... Mais c'est pas fini là! Et puis je me suis forcé pour vous quand même!! Ça a été très long copier toutes ces belles paroles de "Les hauts de Hurle-vent"!! Non mais c'est beau pareil hein toutes les paroles que Emily Brontë a écrite hein? C'est vraiment un livre magnifique, je vous le conseille si vous le connaissiez pas!! La suite sera peut-être pendant la période des exams si je trouve un peu de temps pour vous!!     

 

Je vous aime!!!

 

{#}Cora{#}

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Tous les commentaires de l'article:
She is 22

  • Ulayu

    sam 05 jui 2008 05:16

    Je lis une series de livres qui s'appelle ''Twilight'' (je la lis en anglais) en francais ca serait ''fascination'' ....


    Wutherine hights:

    Catherine: If all else perished and he remained I would find a way to live, but if everything remained and he perished the universe would turn to a perfect stranger.

  • sabeye

    jeu 05 jun 2008 03:10

    cela etes vraiment passionent jais tes atte de lire la suite
    jais été contente quand jais vue que tu avais écris le 22e


 

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