Snow Patrol -
Set the fire to the third bar
(OBLIGATOIRE)
Gwen
J’ouvre les yeux doucement. Je ne suis pas chez moi. Je suis chez le client qui m’a appelé il y a deux jours. Je me lève et je vais enfiler mes sous-vêtements. Je prends ensuite mon jeans et mon chandail et je vais dans la salle de bain pour prendre ma douche. L’homme avec qui j’ai passé la nuit dort encore. Le jet de l’eau sur ma peau me réveille. Je me dépêche de me rhabiller et je sors de sa maison en laissant un petit mot disant que je vais tuer la personne qui m’a demandé de tuer et que je reviens chez lui quand c’est fait. Je sors dehors. Il y a beaucoup de vent que ça m’empêche presque d’avancer jusqu’à ma voiture. Une fois arrivé dedans, j’ouvre la radio.
Il y a eu un meurtre cette semaine. Les policiers ont retrouvé dans une ruelle trois hommes morts d’une balle dans la poitrine. Aucune trace n’a été laissée. Le meurtrier était évidemment talentueux pour ne pas se faire remarquer.
Le meurtrier…La meurtrière plutôt! Je ne comprends toujours pas pourquoi les gens dénigrent le sexe féminin. Un sourire sadique est apparu sur mes lèvres. J’ai démarré et je me suis dirigé vers la maison d’une certaine Johanne. J’ai cogné une fois rendu devant une porte de bois qui permettait d’entrer dans la petite maison de brique de cette femme. Elle m’a ouverte. Elle avait des longs cheveux bruns et elle portait un foulard dans sa chevelure. Elle avait un tee-shirt bleu ciel et une longue jupe beige. Elle était du genre « hipie ». Elle m’a offert un large sourire. J’ai soudain entendu des pleures de bébé. Elle s’est excusé et m’a proposé de rentrer. Elle est revenue avec un bébé dans les bras. Il devait avoir environ 2 mois. Elle me sourit encore une fois de ce sourire contagieux et pris la parole.
- C’est Gabrielle.
Elle me présenta ce bébé mais si elle n’avait aucune de qui j’étais.
- Qui est le père? Osais-je demander.
Elle me regarda d’un regard désolant.
- Il s’appelait Tyler. Dit-elle dans un soupir. Mais il n’a pas vraiment de père. Ajouta-t-elle.
Tyler… C’était l’homme qui m’avait demandé de la tuer.
- Qu’est-ce qui vous amène? Demanda-t-elle soudainement.
- Je… Je me suis perdu. Mentis-je. Simple curiosité, pourquoi le père est parti?
- Il a fait des choses horribles par le passé. Je crois…Je crois qu’il a tué des gens.
Tuer des gens? C’est ce que je fais depuis des années. On me connaît bien dans ce monde. Gwen a du cran. Gwen est courageuse. Gwen est forte. Gwen est subtile. Gwen n’a aucune pitié. Gwen en tue tous les jours, des gens. Gwen fume, Gwen les bat tous sans regrets. Comment réagirait cette Johanne si elle apprenait qui se trouve devant elle? Elle aurait peur. C’est bien ça, la peur. C’est le seul sentiment que je fais éprouver aux gens depuis la mort de Lyli et de James. Je suis une femme qui intimide les hommes d’un seul regard. J’intimide, je tue, je bats, sans aucun regret. Je suis forte. La première personne sur laquelle j’ai tiré était mon père et j’avais 3 ans. Trois petites années. Le revolver que j’ai utilisé était très lourd et paraissait énorme comparé à mes petites mains qui le tenaient. Johanne me sortit soudain de mes pensées.
- Vous voulez passez un coup de file? Demanda-t-elle.
- Euh… Oui d’accord.
Je n’allais pas tuer cette femme. Elle ne le méritait pas. C’était Tyler qui le méritait. J’avais compris qu’il voulait se débarrasser d’elle parce qu’il ne voulait qu’elle ait parler à la police de ce qu’il fait. C’était vraiment une bonne raison? Je me suis dirigé vers le téléphone lentement. J’ai décroché et j’ai commencé à composer un numéro que je ne connaissais même pas. Depuis quand est-ce que j’étais aussi faible? Je n’avais jamais hésité à tuer une personne avant. J’ai sorti doucement les gants qui étaient dans ma poche et je les ai mit sans qu’elle ne s’en rende compte. J’ai sorti doucement mon arme et je me suis retourné. Elle était de dos. J’ai tiré. Grâce à mes talents pour viser, elle lui est arrivée dans le cœur directement. Elle s’est écroulée sur le sol. Elle a lâché son bébé. Il est tombé sur le sol à côté d’elle.
Je vois embrouillé.
J’entends les cris horribles de Gabrielle.
Elle cri fort.
Elle pleure fort. Je m’approche en courant de Johanne. Son visage est figé et elle a les yeux fermés. Sa peau est moite et froide. Je prends bien soin de ne pas me tâcher de sang et je me penche pour vérifier si elle bien morte.
Son enfant pleure.
Il cri.
Je n’entends plus rien.
Seulement la plainte de ce bébé.
Seulement la douleur qu’il éprouve.
Seulement un bourdonnement dans mes oreilles.
Je me lève et je pars en courant en laissant le bébé derrière. J’enlève mes gants et je les brûle en les jetant dans la poubelle qui se trouve sur le trottoir devant la maison. J’embarque dans ma voiture et je démarre rapidement. Le cri de son enfant me parvient encore. Je m’en vais rapidement. Je me dirige vite vers mon appartement et devant la porte se trouve Cameron. Il entre en même temps que moi et sans rien dire, il se jette sur moi. Il m’embrasse à pleine bouche en commençant à me déshabiller. Je le laisse faire et on se retrouve finalement sur mon lit. Qu’est-ce qu’on est devenu? Deux humains, nus sur un lit, essayant de profiter. Mais c’est impossible. Il ne m’aime pas. Je ne suis que son jouet sexuel dont il se serre quand ça lui manque. Mais moi je profite. Parce que je suis tombée amoureuse. Amoureuse d’un homme marié pour lequel je ne suis rien.
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